Manipulation et harcèlement moral

Même si la théorie psychanalytique apparaît discutable et n’est vraiment plus à l’ordre du jour, on peut quand même lui valoir d’expliciter convenablement le fonctionnement du manipulateur.Néanmoins on pourrait tout à fait l’expliciter beaucoup plus simplement en se basant sur les aspects relationnels intra- familial de l’enfance et ses répercussions à l’âge adulte.

(C’est un peu comme la théorie vérifiée de Newton qui reste toujours même du chemin a été fait depuis avec Einstein et autres.)

Préambule

Attention !

jamais je n’aurai comme patient un manipulateur. Non, ceux que je reçois sont les victimes souvent complètement laminées par leur bourreau.

 

« ‘ça’ avance toujours masqué. ‘ça’ repère sa proie et ne la lâche plus. Enjôleur(se), compréhensif(ve), attentif(ve), c’est à l’écoute du bien-aimé(e), qui, selon leurs dires, est tout pour eux.. ‘ça’  séduit la proie, se rend indispensable, propose le mariage. La victime est comblée.

Prise au piège, elle ne va pas tarder à déchanter. Le masque tombe, plus ou moins vite. L’homme ou la femme épousée se révèle être un prédateur de l’amour. Docteur Jekyll et Mr. Hyde. ‘ça’ humilie sa proie, la dévalorise, la culpabilise, la harcèle, provoquant les disputes, mais jamais en public. ‘ça’ l’isole, la dénigre à son insu dans son entourage, lui coupe les vivres, la décervelle. Trés  avare, ‘ça’ vénére le fric, ‘ca’ pille les comptes bancaires, ‘ca’ surendette , ‘ça’ vole,  ‘ca’ ment constamment. Fréquemment ‘ça’ a une sexualité deviante vantée comme normale. ‘ca’ est denué de sentiments et d emois mais les feint à souhait.  »ca’ est une coquille vide qui  cannibalise sa proie.

 C’est machiavelique sous des faux-airs de premier(e) communiant(e) à qui on donne en toute confiance les clés de la sacristie avant de realiser que le désaxé(e) a vidé les troncs d eglise et sadiquement zigouillé les grenouilles du bon Dieu. ‘Ca’ se deguise sous un vernis de normalite. C’est au-dessus des lois communes, seule sa folle loi meurtriere à l’abri des regards règne.

C’est un(e) champion(ne) de la manipulation sur tous les fronts. La proie craint ses sautes d’humeur, ses colères. Elle fait tout pour arranger les choses. Mais rien n’y fait. ‘ça’ tabasse quand la proie s insurge. ‘ça’ rend folle sa proie jusqu’à sa mort psychique et parfois physique..

Le pire des crimes, ‘ça’ aliène et decervelle rendant  les enfants debiles dès le berceau.  » issu d’un article du Monde

Ce scénario est typique du « pervers (trompe, vole, manipule, détruit, tue) narcissique (attaque estime de soi de la proie jusqu à sa défaite mentale voire son suicide ou meurtre  par procuration ) ».
Cette pathologie, trés probablement du ressort de la psychose dite blanche ou sans symptome, encore discutée parmi les spécialistes, a été décrite pour la première fois par le psychanalyste Paul-Claude Racamier (1924-1996) dans un article, « Entre agonie psychique, déni psychotique et perversion narcissique », paru dans la Revue française de psychanalyse, en 1986. Marie-France Hirigoyen, psychiatre et psychanalyste, l’a fait découvrir au grand public grâce à son best-seller Le Harcèlement moral (La Découverte & Syros, 1998). « On compte autant d’hommes que de femmes atteints, explique-t-elle. La violence des pervers narcissiques repose sur le triptyque : séduction, emprise, manipulation. Si on retrouve chez eux les traits communs de tous les pervers moraux [par opposition aux pervers sexuels], ils sont beaucoup plus calculateurs et présentent une capacité de destruction très supérieure. » Auteur d’un livre récent sur la manipulation (Abus de faiblesse et autres manipulations, JC Lattès, 300 p., 18 euros), la psychiatre use d’une image forte pour les définir : « Des vampires qui ont besoin de regonfler leur estime d’eux-mêmes en vidant leur victime de sa substance. »

Le pervers narcissique ne supporte pas la générosité, les pensées nobles, tout ce qui est du registre des qualités morales. « Il y a chez eux une grande jouissance associée à la transgression. Ils prennent plaisir à heurter le sens moral de l’autre ou à le pervertir, et à contourner la loi« , développe Marie-France Hirigoyen. « On en voit de plus en plus, poursuit-elle. Le durcissement du monde du travail qui incite à la débrouille et à la triche a valorisé ce type de comportement. Les perversions morales, c’est-à-dire le fait d’utiliser l’autre comme un objet, sont devenues les nouvelles pathologies de notre société. »

 

 

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